Mes 10 leçons à tirer de 2020

happy new year

Ce que je retiendrai de cette année 2020

Lorsque je suis en voiture, il est rare que j’écoute la radio. Ceux qui me connaissent savent que j’aspire à ces moments de calme pour profiter du silence. Alors que beaucoup de personnes ne supportent pas d’être dans un environnement silencieux, j’ai à contrario ce besoin de calme et de vide. De nature introvertie et hypersensible, avoir des temps comme ceux-ci me permettent d’être dans ma bulle, et c’est primordial d’en avoir régulièrement. Cela dit, si l’envie me prend et que le temps de trajet se fait long, je pousserai volontiers le bouton play pour écouter un bon podcast. 

C’est ainsi que récemment je suis tombée sur le dernier épisode de Jay Shetty, un motivational speaker au sourire contagieux qui, dans son podcast “On Purpose”, décide de revenir sur les 20 leçons tirées de cette année 2020. Voilà qui m’intéresse car, si en cette fin d’année je fus moins présente par ici, c’est surtout à cause d’une profonde remise en question et d’un besoin de rééquilibrage imminent. L’année fut difficile pour tout le monde, même pour moi, et s’il est peu commode d’exposer sa vulnérabilité et ses moments de faiblesse, il est important de prendre le recul nécessaire sur son ressenti et ses besoins. Prendre conscience d’un déséquilibre dans son bien-être, même sans encore pouvoir mettre les mots dessus, c’est déjà faire un bout de chemin vers la guérison. 

2020 ne fut certainement pas l’année la plus joviale, mais assurément celle dont on se souviendra longtemps. Si peu d’entre nous ont pu anticiper ce qui allait arriver, beaucoup l’ont vécu comme un changement soudain, un surprenant imprévu mêlé à l’inconnu, développant à la fois un sentiment de curiosité et d’insécurité. Et dire que c’était il y a presqu’un an. Un an. 

Un arrêt net de la vie qu’on menait, des libertés que l’on s’octroyait, des privilèges dont on bénéficiait, une pause dans le temps rythmée sur la courbe d’un sinusoïde d’un nouveau genre, où notre espace spatio-temporel n’est plus que l’ombre de lui-même. Un clignement de paupière où l’on passe de mars à janvier. Où l’on passe de 2020 à 2021 en un rien. Un sentiment de vie volée, de moments précieux envolés, de perte douloureuse pour certains, de changement de cap pour d’autres. C’est ce que l’on ressent.

Une pandémie mondiale, s’immisçant dans nos vies aussi vite que l’on tourne la page d’un livre. Peu de moments de répit, à peine le temps de reprendre son souffle le temps d’apercevoir un rayon de soleil tel un espoir pour finalement regarder s’éloigner de plus en plus notre vie d’avant. 2020 ce fut dire adieu à des centaines de projets, voir s’effondrer des business florissants, et remettre en question tout ce qu’on imaginait, repousser ses limites encore et encore et espérer, à un moment, enfin voir la lumière au bout du tunnel. Reprendre son souffle comme lorsqu’on remonte à la surface. Est-ce que cela va s’arrêter? Où est-ce que l’on va devoir apprendre à “juste” vivre avec? 

Si l’une des clés qui a été selon moi la plus nécessaire à développer cette année, je dirais que c’est celle de la résilience. S’adapter. Vite. Faire face au changement, aussi abrupte soit-il. S’adapter à ce nouveau quotidien, à cette privation de liberté, à se créer de nouvelles routines. S’adapter à vivre ensemble mais loin des siens. Faire preuve de créativité. Accepter qu’on ne sait pas tout, qu’on ne contrôle pas tout, et que lâcher prise et accepter de se laisser aller au-delà des facteurs externes de notre environnement, c’est peut être la manière la plus sereine pour s’en sortir. Alors, ma leçon N°1 sera celle-ci, maitriser l’art du lâcher prise

  1. LÂCHER PRISE

Car lorsqu’on ne sait rien y faire, le seul remède c’est de se laisser faire. Ainsi j’ai l’image de cette main qui s’accroche à la corde jusqu’à s’en écorcher les doigts, lorsque s’en défaire ferait nettement moins de dégâts. Lâcher du lest, relâcher, reculer. Tous les synonymes sont bons. 

Tu es viré en pleine pandémie? Qu’est ce que tu peux y faire dans l’ici et maintenant? Ce n’est pas le meilleur moment pour retrouver un job, mais peut-être que tu peux choisir de prendre ce moment comme une opportunité de travailler sur toi, et y trouver du positif. Lâcher prise, c’est accepter de ne pas connaître toutes les variables, et de naviguer à travers l’inconnu pendant un temps indéterminé. Lâcher prise, c’est aussi garder espoir qu’à un moment donné, les choses vont s’arranger. 

  1. GARDER LE POSITIF EN TÊTE

Choisir de toujours voir l’aspect positif d’une situation, même lorsqu’on pense qu’il n’y en a pas. Comme la médaille a deux faces, le verre a deux moitiés, choisis celle que tu veux voir. Choisis-la bien, et rappelles-toi que cela n’appartient qu’à toi. Tu es confiné, enfermé chez toi, seul. Que peux-tu y faire? Rien. Comment peux-tu te positionner face à ça? La décision t’appartient. S’il y a bien une liberté qu’il nous reste, c’est celle de penser. Tu peux choisir de voir ce confinement avec positivisme. Tu as enfin du temps pour toi, pour faire ce tas de choses dont tu te plains constamment de manquer de temps! Tu as repris le yoga, la peinture, même appris à faire un banana bread. Chaque journée n’a peut-être pas été positive, mais chacun sortira de cette épreuve grandi, et de ça il est important de tirer du positif. Que vas-tu emmener avec toi dans cette nouvelle année?

  1. GÉRER SON QUOTA D’ÉNERGIE

Cette année fut épuisante, j’ai rarement été moi-même aussi fatiguée. L’impression d’avoir pris 10 ans en 6 mois, et le corps humain est assez bien fait pour t’envoyer des signaux lorsque c’en est trop. Lorsque je regarde autour de moi et remarque tout mon entourage éreinté, au bout du rouleau, je devine que 2020 laissera des séquelles physiques et psychiques plus importantes qu’on ose le dire. C’est ainsi que, lorsque je me sens vide, je repense à la répartition que j’ai faite de mon énergie sur ma journée. Partant du principe que chaque matin, nous nous levons avec un quota plus ou moins élevé selon la qualité de notre sommeil et de notre nuit, il est judicieux dans des moments comme ceux-ci de bien veiller à et dans quoi nous mettrons notre énergie. Cette tâche mérite-t-elle autant d’énergie? Doit-elle être impérativement faite aujourd’hui? Quel ordre de priorité dois-je m’imposer aujourd’hui? N’y a-t-il rien que je puisse déléguer? 

Il est impératif de respecter son quota d’énergie pour soi-même et vis-à-vis des autres. 

Ai-je vraiment assez d’énergie pour mener cette bataille maintenant? Rentrer dans ce conflit en vaut-il la peine? Toutes ces questions sont à se poser et comme je me le répète souvent, “choose your battles wisely”. Cela va-t-il réellement m’apporter quelque chose? Pourquoi s’épuiser à des tâches, des conversations, des relations, s’il n’y a pas de valeur ajoutée à mon épanouissement à défaut d’au contraire m’épuiser? Alors le raccourci pour certains, ce sera être un peu plus égoïste qu’avant, oui mais parce que son propre bien-être passe avant tout le reste, choisir où dépenser son énergie c’est aussi se respecter, car pour bien vivre avec les autres, ça commence d’abord par s’écouter soi-même. 

  1. SE RESPECTER ET S’ÉCOUTER

Si 2020 a été une année riche de changements, elle fut aussi plus individualiste qu’avant. Car pendant cette période d’incertitude, nous avons développé un esprit de survie plus riche, pour notre santé mentale, il est primordial de s’écouter et de se respecter. C’est en étant aligné avec soi-même que l’on vit une vie plus sereine et des moments plus précieux. Mais c’est surtout en s’affirmant tel qu’on est que l’on sera plus épanoui et en harmonie avec les autres. Ça commence par quoi? Ecouter ses besoins et tenter au mieux d’y répondre. Ai-je besoin de moment seul, de m’isoler dans une pièce loin des autres? Ai-je besoin au contraire de réconfort social et de moins me sentir seul? Ai-je besoin de temps à consacrer à mes enfants? Et si j’osais dire non à la prochaine charge de travail? Se respecter, c’est s’autoriser à être, ne pas aller à l’encontre de ce qui est bon pour soi, et faire en sorte de toujours tendre vers la meilleure version de soi-même, même lorsqu’on ne la connaît pas encore. C’est en essayant encore et encore que l’on apprivoise la marche à suivre. C’est en s’écoutant toujours plus, que l’on devinera le comportement à adopter, les bons mots à utiliser. Put yourself first, comme le dit Queen B.

  1. SE METTRE LA PRESSION, C’EST SE TUER À PETIT FEU

Car lorsque l’on va dans le sens inverse de l’écoute et du respect de soi, la finalité est rarement saine et sera, au contraire, plus dévastatrice que jamais. On ne tombe pas en burnout par hasard, on se laisse envahir par des pressions de toute sorte, sociale, familiale, hiérarchique. Se mettre trop de pression pour tout réussir où tenter de répondre à un besoin de reconnaissance? S’imposer une trop grande charge mentale ou vouloir répondre à un besoin de contrôle? S’infliger une pression sociale d’être partout, tout le temps, avec tout le monde ou vouloir rassurer son besoin d’appartenance? Se mettre la pression, c’est se tuer à petit feu, et si 2020 m’a appris une autre chose, c’est que la vie est bien trop courte, et bien trop précieuse que pour la gâcher avec des pressions inutiles. Et si la leçon après tout, ça n’était pas d’enfin s’appliquer à vivre dans le moment présent? C’est parti pour un peu de méditation. Keep calm.

  1. COMMUNIQUER, TOUT LE TEMPS. 

Que l’on ait été confiné seul, isolé ou à plusieurs sous le même toit, nous n’avons pas été habitué à un quotidien ainsi. Reclu chez soi, à passer une journée voire deux avec personne avec qui échanger. Vivre à distance certes, mais grâce ou à cause du digital (?) nos relations ne sont plus les mêmes qu’auparavant. J’ai vu en 2020, des relations s’abîmer à cause d’une mauvaise communication. Même si les non-dits existent depuis bien longtemps, n’est-ce pas dans un moment de crise qu’il est plus important de parler de ce qu’on ressent? Ne serait-ce pas l’occasion, à travers ce tourbillon d’informations, d’échanger avec nos parents, nos amants, nos beaux-enfants? Ne pas dire ce qu’on ressent, ce qu’on pense, ce qu’on entend, c’est se couper d’une réalité qui nous échappe. C’est vivre avec peut-être le regret de n’avoir dit ce qu’il fallait, au bon moment. C’est parfois, aussi, ne pas avoir besoin de mots, mais d’exprimer une attention ou un geste. Et c’est peut être là, que réside l’essence même de nos sentiments. 

On pourra dire ce qu’on veut, mais ce fut l’occasion aussi de réaliser qu’être tout le temps derrière un écran / sur les réseaux sociaux ne suffit pas, les interactions humaines restent primordiales, et je dirais même, vitales. 

  1. C’EST OK DE NE PAS ÊTRE OK

Tu ne peux pas exiger de toi-même d’être au top tous les jours. Tu ne le demanderais pas à ton meilleur ami, n’est-ce pas? 

C’est ok de ne pas être ok, une heure, une journée. Tu as le droit de te laisser aller. Tu as le droit d’être fatigué, tu as le droit de dire que tu es à bout. Et si justement, je te disais que c’est en s’autorisant ces moments de faiblesses que l’on renforce encore mieux son bouclier contre les futurs mauvais jours? Il y aura encore des matins où tu n’auras pas envie de sourire, où le café ne sentiras pas si bon, et que tu regretteras d’avoir eu des enfants. Et c’est en sachant que demain est un autre jour (meilleur, qui sait?) qu’aujourd’hui peut se permettre d’être un jour sans. Mais rappelles-toi, on ne vit qu’un jour à la fois 🙂 Step by step.

  1. LAISSER PARLER SA PETITE VOIX

La petite voix c’est quoi? Certains diront que c’est l’intuition, d’autres diront que c’est ce qu’il y a au fond de son cœur. La petite voix intérieure, c’est en tout cas, celle qui nous guide, à faire certains choix, à prendre certaines directions, et à mettre en place les actions de demain. Cependant, peu de gens y prêtent attention, l’écoutent et la suivent. J’ai appris cette année, qu’elle me connaît mieux que moi-même, et qu’elle a souvent raison, à mon grand désarroi. C’est celle qui défie la raison, le rationnel, qui va nous faire émettre des doutes, nous poser des questions. Et dans ces moments difficiles, où l’on perd parfois espoir, il est utile de se rapprocher d’elle et de se demander “Qu’est-ce que ma petite voix intérieure me dit?” Et souvent, c’est trouver qu’on a la réponse en soi, la plupart du temps, qu’elle était juste là sous nos yeux. Laisser parler sa petite voix, c’est s’autoriser à l’écouter, accueillir ses émotions, la laisser s’exprimer même si ça va à l’encontre de ce qui “devrait être juste”, c’est choisir ce qui est bon. Ce qui est bon pour nous, avant tout.

  1. SE DÉLAISSER DE CE QUI NE NOUS SERT PAS

Un peu comme Marie Kondo, finir une année c’est aussi faire le tri dans sa vie, dans sa maison et dans ses relations. Se défaire de ce qui ne nous sert plus. C’est se poser des questions comme « Qu’est ce qui ne m’apporte rien? Qu’est ce qui dans ma vie actuelle ne me renvoie pas une image positive? Quelle relation m’est toxique? De quoi donc n’ai-je plus besoin? Cela me rend-t-il vraiment plus heureux? » 

Cela permet ainsi de faire le vide, de regarder autour de soi et de ne choisir de garder que ce qui compte le plus. Ce qui a une vraie valeur ajoutée. Ce qui nous rend meilleur et nous pousse à être une meilleure version de nous-mêmes. 

  1. CONTINUER DE RÊVER

2020 aura peut être été l’année des désillusions, il n’en reste pas moins interdit de rêver. Je vous encourage même à continuer de rêver, encore plus. A tout ce qu’on voudra faire après, quand la peur sera derrière nous, quand la pandémie ne deviendra plus qu’un mauvais souvenir, quand la liberté nous sera rendue. Quelle sera la première chose que vous aurez envie de faire? Celle qui vous aura le plus manqué? Qui aurez-vous de serrer si fort dans vos bras, d’embrasser à pleine bouche? Dans quel restaurant irez-vous trinquer à votre prochaine réussite? Quel pays irez-vous visiter? C’est important de rêver, de se projeter à tous les niveaux. Peu importe s’ils verront le jour, mais de s’autoriser à les imaginer est déjà un premier pas à l’impact positif sur soi. Faites une liste, sans y mettre de date, une bucket liste des rêves avortés en 2020, de ceux délaissés faute de moyens. Danser toute la nuit en boite de nuit, rire aux éclats avec vos amis, sauter dans l’eau turquoise de Miami, parler jusqu’aux petites heures avec cette personne à peine rencontrée, passer votre permis. Faites une liste non-exhaustive qui vous parle et affichez-la là où vous pourrez tous les jours la voir. Ainsi, 2021 permettra peut être d’en cocher certains, et qui sait, d’en rajouter d’autres encore mieux que ceux imaginés. 

Mais ne cessez jamais de rêver.

Que cette nouvelle année vous soit dédiée, jamais prise pour acquise, saine pour votre corps et votre esprit. Je vous souhaite des aventures à n’en plus finir, des découvertes à vous faire sourire, des rencontres imprévisibles, des détours malicieux et des soirées délicieuses. La revanche de cette année périlleuse ne sera que meilleure, et si vous en doutez encore, rappelez-vous les 10 leçons à tirer, pour que n’importe quel futur obstacle ne soit plus qu’un vieux souvenir à balayer, car vous posséderez désormais toutes les armes que 2020 ait pu nous faire développer.